A mon fils tant aimé, Jérémy
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(Juillet 2003 / La maladie de Jérémy était déjà présente mais nous ne le savions pas encore...)
Ce blog vous permettra peut être de prendre conscience que la leucémie est un fléau, qu'elle tue encore aujourd'hui dans des conditions de souffrances intolérables et que nous nous devons d'aider la recherche à sauver nos enfants ...
Malheureusement elle n'a pu sauver Jérémy qui nous a quitté le 05 juin 2004 !
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Articles à lire absolument : "Le combat de Jérémy", "Pour mieux nous comprendre", "La Leucémie", ...
A l'image de Jérémy, ce blog vous permettra également de trouver des fonds d'écran Diddl (Jérémy était un collectionneur d'objets Diddl) et Titeuf, gifs animés rigolos (Diddl, Astérix, Web...), de découvrir "Les recettes de Jérémy" (des recettes simples à réaliser pour les enfants : en construction), des paroles de chansons, etc...
N'hésitez pas à venir visiter la boutique Jérémy Espoir (en cliquant sur l'image ci-dessus ! Tous les bénéfices réalisés sur la vente des différents objets seront reversés à l'Association Capucine ....)
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J'aimerais que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le prénom de mon enfant, à me parler de lui. Il a vécu ici-bas, il est important pour moi et pour toujours. J'ai besoin d'entendre son prénom et de parler de lui. Alors ne détournez pas la conversation. Cela me serait si doux et me ferait sentir sa mystérieuse présence ...
Si je suis émue, que les larmes innondent mon visage quand vous l'évoquez, soyez sûrs que ce n'est pas parce que vous m'avez fait de la peine. C'est sa disparition qui me fait pleurer, pas vous. IL ME MANQUE !! Merci à vous qui me permettez de pleurer, car chaque fois, mon coeur vibre pour lui.
J'aimerais que vous n'essayiez pas d'oublier mon enfant, d'en effacer le souvenir chez vous, en eliminant ses photos par exemple, ses dessins ou les traces de lui, cadeaux, souvenirs ou autres... Pour moi, ce serait le faire mourir une deuxième fois !
Etre un parent en deuil n'est pas contagieux. Ne vous éloignez pas de moi
J'aimerais que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente des autres pertes. C'est la PIRE DES TRAGEDIES ! Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
Ne comptez pas que dans un an, deux ans, dix ans ... je serais "guérie". Je ne serais jamais ni ex-mère de mon enfant décédé, ni guérie de son absence. Je tenterai seulement d'apprendre à survivre, malgré ou avec son absence.
J'aurai des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que mon deuil est fini ou au contraire que j'ai besoin de soins psychiatriques ...
Ne me proposez ni médicaments, ni alcool ou autre ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser le deuil, c'est de le vivre. Il me faut juste accépter de souffrir.
J'espère que vous admettrez mes réactions dans ce deuil. Peut-être vais-je prendre, ou perdre du poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaque. Le deuil rend VULNERABLE, sujet aux maladies et aux accidents.
Sachez aussi que tout ce que je fais et que vous trouvez un peu bizarre est tout à fait normal. Pendant un deuil, la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes inévitables dans le deuil d'un enfant. Essayez de m'accepter dans l'état où je suis en ce moment, sans vous en froisser.
Il est normal que la mort de mon enfant remette en question mes croyances et mes valeurs. Laissez-moi les remettre en question et chercher une nouvelle harmonie avec mon Dieu, sans me culpabiliser.
J'aimerais que vous compreniez que le deuil TRANSFORME une personne. Je ne suis plus celle que j'étais "avant" et ne le serai plus jamais. Si vous attendez que je redevienne comme "avant", vous serez toujours déçu. Je suis désormais une nouvelle personne, avec de nouvelles valeurs. Je vous en prie, efforcez vous de refaire connaissance avec moi ; peut être m'apprécierez-vous de nouveau, telle que je suis désormais.
Le jour de l'anniversaire de mon enfant et celui de son départ sont très difficile à vivre pour moi, de même que les autres fêtes et les vacances. J'aimerais qu'en ces occasions vous puissiez me dire que vous pensez à mon enfant. Quand je suis tranquille et réservée, sachez que souvent je pense à lui. Alors, ne vous efforcez pas de me divertir, pour me changer les idées.












