A mon fils tant aimé, Jérémy
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(Juillet 2003 / La maladie de Jérémy était déjà présente mais nous ne le savions pas encore...)
Ce blog vous permettra peut être de prendre conscience que la leucémie est un fléau, qu'elle tue encore aujourd'hui dans des conditions de souffrances intolérables et que nous nous devons d'aider la recherche à sauver nos enfants ...
Malheureusement elle n'a pu sauver Jérémy qui nous a quitté le 05 juin 2004 !
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Articles à lire absolument : "Le combat de Jérémy", "Pour mieux nous comprendre", "La Leucémie", ...
A l'image de Jérémy, ce blog vous permettra également de trouver des fonds d'écran Diddl (Jérémy était un collectionneur d'objets Diddl) et Titeuf, gifs animés rigolos (Diddl, Astérix, Web...), de découvrir "Les recettes de Jérémy" (des recettes simples à réaliser pour les enfants : en construction), des paroles de chansons, etc...
N'hésitez pas à venir visiter la boutique Jérémy Espoir (en cliquant sur l'image ci-dessus ! Tous les bénéfices réalisés sur la vente des différents objets seront reversés à l'Association Capucine ....)
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La pêche
Malgré ses centaines d'espèces de poissons et de crustacés et ses 1 000 kilomètres de côtes, la pêche n'est pas l'activité traditionnelle de la Corse. Pourtant, depuis quelques années, elle tend à devenir non seulement une valeur économique, mais également un argument touristique.
Des eaux pures et limpides
Des baies, des criques et de longues étendues de sable : le littoral corse apparaît comme le paradis rêvé des pêcheurs. Dans ses eaux limpides se cache une faune d'une grande richesse et évoluent, à faible profondeur, de multiples espèces de poissons de roche - loups, mulets, sars, oblades - ou de poissons de sable - daurades, barbets -, sans compter les nombreux crustacés qui trouvent abri dans les côtes plus rocheuses. Du cap Corse à la Balagne, les eaux de la Corse sont riches de cette faune aquatique qui peut être pêchée du rivage ou du bateau.
La pêche en mer
Cette activité qui fut longtemps artisanale ne dispose pas de grandes infrastructures. La plupart des navires concentrés sur la côte est, n'ont qu'un faible tonnage et pratiquent en majorité une pêche côtière, qui assure une production de quelques 1 500 tonne de poissons majoritairement destinées aux marchés locaux ou directement vendues aux restaurants. Soumise à la concurrence des importations et handicapée par le prix du gazoil, supérieur à celui du continent, et par l'insuffisance des équipements de stockage et de chaîne du froid, l'industrie de la pêche reste encore marginale en Corse.
De nouveaux débouchés
L'absence de pollution et la présence de nombreux étangs sur la côte orientale ont permis le développement, depuis quelques années, de l'aquaculture. Cette filière compte aujourd'hui 11 unités de production consacrées à l'élevage de loups, de daurades et d'anguilles, et permet des exportations régulières vers l'Italie, ce qui en fait la première activité exportatrice de l'île dans le domaine des productions agricoles derrière la viticulture. Pratiquée dans les étangs de Diane et d'urbino, sur la côte orientale, entre Bastia et Porto-Vecchio, la conchykiculture représente un autre débouché pour l'île. Les huîtres sont creuses, proches des portugaises, et d'excellente qualité.

(Source : Guides Bleus)
L'habitat rural
"Tre case et un fornu" Trois cases et un four. Un dicton populaire résume ainsi l'habitat insulaire, qui est traditionnellement constitué d'un ensemble de maisons, symbole de l'unité d'un groupe et de la cellule familiale.
Un habitat groupé
Les villages corses sont à l'image de l'âme de ce pays. Une apparence austère et sauvage, secrète et retranchée. Ornant les crètes, blotti au fond des vallées, étagé sur le flanc d'une montagne, le village s'est adapté au terrain, épousant ses formes jusqu'à s'y fondre. Adoptant la montagne par nécessité, les Corses y ont forgé leur âme. Les rigueurs du climat, la crainte des invasions et la pauvreté endémique de ce monde rural ont engendré tout naturellement la nécessité d'y vivre groupé, d'y créer une vie collective centrée sur la famille, le groupe ou le clan. Ces caractéristiques de la société corse se lisent dans l'architecture traditionnelle. Cachée ou au contraire établie en citadelle, la construction rurale répond davantage à des codes précis d'organisation sociale qu'à un souci d'esthétisme. Cet habitat groupé, constitué majoritairement de hautes et solides maisons blotties les unes contre les autres, correspond à des règles de vie précises et codifiées. Il est souvent le résultat progressif d'un accroissement familial. Agrandie, surélevée, la maison se démultiplie, d'autres sont annexées, pour former un ensemble qui devient l'unité de base de l'espace villageois. Des parties communes telles un four, un lavoir et une fontaine permettent une autonomie minimum. Les rues et les ruelles se fraient d'étroits passages entre les constructions.
La maison : un lieu codifié et symbolique
Au-delà de ses murs et de son architecture, la maison est pour le Corse le corps symbolique du groupe familial, et la poutre faitière en est la véritable colonne vertébrale, pas plus de 70 à 80 m², elle s'élève sur plusieurs niveaux, pouvant aller jusqu'à cinq. Son architecture diffère peu d'un bout à l'autre de l'île. Seuls les matériaux servant à la construction marquent l'appartenance à une région. On utilise le schiste dans le centre de l'île, le granit dans le sud et la calcaire dans la région de Saint-Florent et de Bonifacio. D'apparence austère avec de hauts murs dépourvus d'ornementation, la maison a la double vocation de lieu de travail et de lieu de vie. Elle s'organise autour d'une pièce centrale, la pièce commune, dans laquelle est installé le foyer ou fucone. C'est le lieu de réception et la seule pièce dans laquelle on reçoit l'étranger. Les chambres ne sont visitées que lors des décès et des naissances.
Une homogénéité sociale
Les marques ostentatoires de richesse et d'aisance ne sont pas l'apanage de l'architecture rurale insulaire. En effet, l'aisance d'une famille se traduit davantage par la taille de la maison et le nombre de membres qui peuvent y vivre. La maison forte, dotée de mâchicoulis, est souvent placée au centre du village, à l'endroit le plus élevé. Elle marque la prééminence d'une famille et son rôle de protection sur le reste de la communauté. Ce n'est qu'à partir du XVIIIème siècle et surtout au XIXème siècle que les maisons de notables vont s'enrichir, se doter de larges ouvertures et de corniches sculptées, tandis que le jardin d'agrément va remplacer le potager. Les meilleurs exemples en sont ces "maisons des Américains", disséminées dans le Cap Corse.

(Source : Guides Bleus)
Costumes, mobiliers et objets du quotidien
Longtemps la Corse ne fut perçue qu'à travers les récits et les descriptions faits par les géographes grecs Strabon ou Diodore de Sicile. Hermétique et repliée sur elle-même, la société Corse restait dans son ensemble, à travers ses rites, ses traditions et ses habitudes de vie autarcique, largement méconnue.
Une île méconnue
Ce n'est réellement qu'au XVIIIème siècle que la Corse fait l'objet d'un inventaire systématique de sa faune, de sa flore et de son patrimoine architectural. Le plan Terrier, première carte exacte et détaillée de l'île réalisée par triangulation, donne sa véritable physionomie à la Corse. Au XIXème siècle, Prosper Mérimée redécouvre le patrimoine mégalithique et l'art roman, ainsi que les chants traditionnels et les coutumes. Peu à peu, toute une culture sort de l'ombre.
Le vêtement : image d'une société
Longtemps l'image symbolique du costume corse fut celle de la silhouette d'une femme vêtue d'une longue robe noire. Elle n'est en fait qu'une caricature. Le vêtement corse traditionnel est fait d'une grande diversité de couleurs et de matières variant en fonction de l'appartenance à une pieve. Le bleu était la couleur du deuil ; le noir ne fut introduit qu'au XIXème siècle, à une époque où la bourgeoise du continent était un modèle de bon goût. La robe noire symbolisait alors l'image de la respectabilité qu'immortalisera Prosper Mérimée dans son personnage de Colomba. Dans certaines régions, comme dans le Niolo, les femmes tissaient des draps de laine pour y fabriquer les vêtements. Chacun de ces gestes faisait partie d'une tradition ancestrale.
Meubles et mobiliers
Dans ce milieu de montagne, l'île a tiré de son sol aride et de son sous-sol toutes les subsistances nécessaires à sa survie. Il reste de cette activité rurale un grand nombre de vestiges souvent en ruine : des moulins, des bergeries, des fours. Chacun d'entre eux était un élément indispensable à la survie de cette économie. Basée essentiellement sur des activités artisanales et agricoles, la société insulaire a créé des outils à la mesure de ses besoins. Ainsi, les bergers taillaient-ils dans du bois leurs louches et leurs cuillère ou tressaient-ils leurs faisselles avec du jonc. La maison traditionnelle corse dispose de peu de meubles. Dans la pièce principale, celle de l'hospitalité et de la sociabilité, un banc, un coffre en bois à haut dossier (le bancale), fait face au foyer (fucone) et sert de lit aux hommes célibataires. Quelques billots de bois faisaient office de sièges avant l'apparition au début du XXème siècle des premières chaises paillées. L'évier, au début simple conque de terre, est peu à peu iremplacé par un évier rectangulaire en pierre taillée. Accrochée au mur, la sechja, de bois ou de cuivre, sert au transport de l'eau. On l'a remplit avec le tavaru, une louche en fer à long manche. Le pétrin ou maria, en châtaignier, fait partie du mobilier traditionnel. Les coffres (cascione) servent à ranger les objets. Les chambres sont constituées du lit, parfois une simple planche posée sur des tréteaux, recouverte d'une paillasse remplie de feuilles, et d'une malle (baugliu), qui permet de ranger le linge et les papiers.
Le musée de la Corse à Corte
A la citadelle
Ouvert du 22 juin au 20 septembre, tous les jours de 10 h à 19h45. D'Avril au 21 juin et du 21 septembre à fin octobre, tous les jours sauf lundi et 1er mai de 10 h à 17 h 45. De novembre à mars de 10 h à 17 h 45 sauf les dimanches, lundis et jours fériés.
Abandonnés depuis plus d'un demi-siècle et parfois même oubliés, ces modes de vie, ces coutumes et ces savoir-faire transmis de père en fils furent peu à peu redécouverts, à partir notamment des travaux réalisés par le Révérand Père Doazan dans les années 1950, alors qu'il était professeur de sciences naturelles au petit séminaire d'Ajaccio. Une grande partie de cette quête minutieuse des racines de la Corse traditionnelle forme le fond du musée de la Corse de Corte. Loin d'un regard figé sur un monde disparu, les propos muséographique vise avant tout à appréhender ce passé pour comprendre le présent. Les collections d'objets traditionnels (près de 3 500 pièces) sont ici replacés dans un contexte ethnographique et voisinent avec des témoignagent de l'essor industriel et touristique de la Corse contemporaine. Ouvert depuis juin 1997 dans l'ancienne caserne Serrurier, le musée de la Corse apparaît comme la synthèse de l'évolution d'un pays aux multiples visages.

(Source : Guides Bleus)












